
Francis Picabia (1879-1953) est peintre, dessinateur et écrivain, passionné par la peinture et proche du mouvement « dada », puis surréaliste. Il se présente lui-même dès 1923 comme « Artiste en tous genres ».
Comme ses contemporains, il s’interroge sur la place de la peinture, bousculée par l’émergence de la photographie, puis devient l’un des premiers à peindre à partir de photographies.
« L’exposition que présente le musée de Céret (Pyrénées Catalanes) explore de manière inédite un moment clé du parcours de Picabia en s’intéressant au rôle joué par la Catalogne sur son œuvre et celle de ses contemporains.
Elle réunit pour la première fois près d’une centaine d’œuvres de Picabia et de son cercle artistique new-yorkais et catalan, de Marcel Duchamp, Man Ray, Albert Gleizes, Pablo Picasso, Robert Delaunay, Kees van Dongen, Joan Miró, ou encore Serge Charchoune, et celles d’artistes femmes qui ont joué un rôle moteur dans l’histoire des avant-gardes telles que Marie Laurencin, Juliette Roche, Olga Sacharoff, Hélène Grünhoff, Sonia Delaunay ou encore Natalia Gontcharova.
Entre peintures, dessins, sculptures, photographies, revues, et archives montrées pour la première fois en France, l’exposition déploie un regard panoramique sur la création foisonnante qui se déroule au début du XXe siècle. Avec plus d’une vingtaine d’artistes présentés, elle réunit un exceptionnel ensemble d’œuvres des tenants de la modernité. Elle bénéficie pour cela du soutien de prestigieuses institutions parmi lesquelles le Musée de l’Orangerie, le Musée National d’Art Moderne – Centre Pompidou, les musées Picasso de Paris et de Barcelone, le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía ou encore le Museo Nacional Thyssen-Bornemisza de Madrid.
Pour cette programmation exceptionnelle, le musée a reçu le label « Exposition d’intérêt national » attribué chaque année à une quinzaine d’expositions remarquables en France.«
(Extrait du dossier de Presse)


- L’ÉPOQUE « MACHINISTE »
Cette première partie de l’exposition présente des pièces majeures de l’artiste produites durant cette période comme « Embarras« .
Elles dialoguent avec celles de ses contemporains qui ont eux aussi rejoint les États-Unis durant la Première Guerre mondiale, à l’image de Marcel Duchamp, Man Ray, Albert Gleizes ou encore Juliette Roche.
Ces artistes, tous influencés par l’atmosphère new-yorkaise et l’univers des machines, forment un cercle d’émulation intellectuelle et plastique autour de la galerie 291 d’Alfred Stieglitz.



- UN ECOSYSTÈME EN EXIL
Après New York et fuyant la France en guerre, Picabia se rend à Barcelone, où il retrouve une vaste communauté d’artistes et d’intellectuels en exil. Cette seconde partie de l’exposition restitue l’atmosphère singulière d’une Catalogne devenue, le temps du conflit, terre d’accueil et de création.
Les œuvres, documents et photographies réunis dans cette section témoignent de l’effervescence qui règne alors à Barcelone à travers Marie Laurencin, Serge Charchoune et Hélène Grünhoff, Olga Sacharoff et Otho Lloyd, ou encore Robert et Sonia Delaunay.

Barcelone 18 Novembre – 8 décembre 1922.





- L’ AVENTURE DADAÏSTE
La revue 391 créée par Picabia à Barcelone en 1917 reflète les idées novatrices et pré-dadaïstes de l’artiste en adoptant un parti-pris résolument « anti- peinture ». Éditée de 1917 à 1924 entre Barcelone, Zurich, New York et Paris, elle diffuse les textes et les œuvres de Picabia ainsi que de son cercle artistique. L’exposition présente les 19 numéros de 391 enrichis de maquettes et dessins originaux permettant de comprendre leur processus d’élaboration.





Le DADAÏSME, ou mouvement Dada, est un courant artistique et littéraire né dans le contexte tourmenté de la Première Guerre mondiale. Révolté contre les horreurs de la guerre et les conventions rigides de la société bourgeoise, ce mouvement prône une rupture radicale avec les normes esthétiques, culturelles et intellectuelles de l’époque. Par une approche provocante et absurde, les dadaïstes remettent en question non seulement les formes d’art traditionnelles, mais aussi la logique même de leur société. Ce manifeste d’anti-art aura un impact durable, redéfinissant les limites de la créativité et de l’expression artistique.
Le dadaïsme voit le jour en 1916 à Zurich, en Suisse, dans un climat mondial marqué par la destruction et le chaos de la Première Guerre mondiale.
Le mouvement DADA naît d’une profonde désillusion face aux valeurs de la société occidentale.
Les dadaïstes voient dans la guerre une preuve accablante de l’échec de la rationalité, de la logique et des institutions culturelles. Pour eux, la rigueur du classicisme – qui a conduit à cette catastrophe – doit être détruite.
Le dadaïsme, dans sa forme la plus pure, devient un cri de protestation, un acte de rébellion contre toutes les formes de hiérarchie et de conformité.
Les figures majeures du mouvement seront Marcel Duchamp, Tristan Tzara et Picabia…
- L’INFLUENCE HISPANIQUE
La dernière partie de l’exposition est consacrée à la représentation du folklore espagnol et du flamenco par les artistes.
L’exil apparaît comme un temps où ces derniers, tout en s’appuyant sur leurs productions précédentes, développent une nouvelle approche plastique.
Cette section met ainsi en lumière la manière dont la culture et la danse ibérique sont assimilées et initient de nouveaux sujets, en particulier celui de femmes espagnoles affublées de mantilles, éventails, costumes et instruments de musique.






Transfert sur plexiglas.



L’EXPOSITION « PICABIA MÉDITERRANÉE »
est proposée par le Musée d’Art Moderne de Céret (66)
jusqu’au 29 Novembre.
… ET NE MANQUEZ PAS DE VISITER LE CABINET GRAPHIQUE OÙ LE MAM PROPOSE UNE EXPOSITION SUR LE THÈME DE « LA DANSE », VU PAR PLUSIEURS ARTISTES.


